vendredi 16 mai 2014

Le Mind Mapping à l'école (PARTIE II): apprendre dans toutes les disciplines

Le Mind Mapping est une nouvelle compétence qui peut être utilisée à l'école dans toutes les disciplines. Découvrez, dans ce volet, les conditions qui permettent à l'enseignant de réussir sa séquence d'apprentissage avec cette technique.Vous avez pu découvrir dans l'article précédent comment le Mind Mapping peut être développé très tôt à l'école et tout au long des études. Mais est-il possible de l'appliquer dans toutes les disciplines scolaires?

En partant du principe qu’il s'agit d’un mode d'expression qui permet de structurer et de représenter ce que nous pensons ou devons apprendre, la réponse est « oui ». Cependant, pour les enseignants qui désirent l'appliquer en classe, cela exige une certaine maîtrise de la technique mais surtout, une démarche intellectuelle profonde et une approche pédagogique adaptée.

Identifier les concepts de base
En effet, aucune discipline scolaire ne devrait être enseignée avec le Mind Mapping sans que l’enseignant ait identifié, au préalable, les concepts simples (pour ne pas dire très simples) qui seront abordés lors de la séquence didactique. Déjà assimilées ou non par l'élève, ces notions fondamentales qui seront évoquées par des mots-clés et des symboles sur la Mind Map sont à la base de la compréhension générale. Elles permettent aussi d'évaluer aisément l'exactitude des représentations mentales que se font les élèves et d'adapter l'accompagnement de chacun en conséquence. Dans une société submergée par l'information, l'élève a besoin d'être confronté à l'essentiel. C'est celui qui enseigne qui doit faire l'effort intellectuel pour s'assurer que c'est le cas.
        Structurer l'information

L'enseignant doit ensuite être capable d’imaginer une structure (du latin « struere » signifiant « assembler ») qui permettra à l'élève de tisser des liens cohérents entre ce qu'il connait déjà et ce qu’il doit apprendre. Cette étape, trop souvent négligée dans l’enseignement moderne, est fondamentale pour ériger, étendre ou corriger les « arbres » de connaissance en mémoire, gage d'une compréhension à plus long terme. Même si une Mind Map est, par définition, un schéma structuré, c'est avant tout son contenu et la façon dont il est traité et assemblé qui détermine son efficacité.

Enfin, au-delà de la structure, l'enseignant doit aussi s'assurer que les Mind Maps respectent quelques règles de construction élémentaires. Quand elle est banalisée sous la forme d'un diagramme arborescent rudimentaire, monochrome, discontinu, rectiligne, la Mind Map ne peut apporter la plus-value attendue. Elle n'est réellement efficace pour apprendre que si elle permet de mieux exploiter la mémoire, tant pour l'enregistrement des informations que pour le rappel. Ce livret, rédigé par l’Université de Namur (Département Education et Technologie), explique que mémoriser est une compétence de base (transversale). Sans elle, il n'y a pas d'apprentissage possible. Cela s'applique aussi aux Mind Maps. Dessiner des branches courbes et colorées, écrire sur les branches pour permettre d'autres connexions aux extrémités, exploiter habillement l'espace de travail, illustrer de manière cohérente les idées sont autant de règles qui facilitent la mémorisation des savoirs (et des savoir-faire) et augmentent les chances de les mobiliser correctement le moment voulu.

D'un point de vue pédagogique, il faut tenir compte de l'hétérogénéité de la classe, des besoins de l'élève, de ses difficultés, de ce qu'il sait déjà ou doit retenir, du temps disponible, du support de travail (sur papier ou numérique). Et pour réussir une séquence de Mind Mapping, il faut penser l'entièreté du déroulé à l'avance. L'objectif final, davantage lié aux compétences à développer et moins à la discipline scolaire employée, doit être très clairement identifié. C'est la condition pour pouvoir mettre en place la meilleure stratégie qui permettra d'atteindre cet objectif (plus de détails dans le prochain article).

Mettre en situation
Pour mettre les élèves en situation, l'enseignant veillera d'abord à créer des conditions affectives et cognitives propices à l'activité (préparation du matériel, mise en confiance avec le rappel des règles, encouragements, curiosité, défi, plaisir des productions précédentes, ...). Il mènera ensuite concurremment des activités d'expérimentation (faire découvrir, aider, faciliter, informer, permettre les erreurs, ...) et des activités d'objectivation (verbaliser, dégager l'essentiel, susciter les échanges, formaliser les concepts, structurer la connaissance, ...). C'est au cours de ces deux types d'activités que l'élève construit sa Mind Map, une représentation personnelle de ce qu'il a compris. Pour compléter, l'idéal est d'organiser plusieurs séances de réinvestissement au cours desquelles l'élève apprend à utiliser le référentiel qu'il a créé. Le but est de le rendre, à terme, autonome tant au niveau de la création des Mind Maps que de leur utilisation pour exécuter d'autres tâches.

Dans ces conditions et en faisant preuve d'un peu de créativité, il est possible d'adapter le Mind Mapping à toutes les disciplines scolaires. Désormais, cela ne fait plus aucun doute car les nombreux ateliers menés par Philippe Packu et l'asbl « Dessine-moi une idée » dans les écoles francophones de Belgique ont permis à des centaines d'élèves de réaliser des Mind Maps sur tous les sujets. L'association a développé, en collaboration avec les enseignants, plusieurs dizaines de séquences pédagogiques pour le français (grammaire, orthographe, poésie, conjugaison, ...), les mathématiques (grandeurs, algèbre, géométrie, ...), les sciences (chimie, biologie, physique, ...), l'histoire et la géographie et dans des disciplines plus spécifiques comme la gestion de projet ou la résolution de problèmes (enseignement supérieur).

Le mind mapping pour apprendre toutes les disciplines

Forte de cette expérience à tous les niveaux et dans tous les cycles de l'enseignement, l'asbl « Dessine-moi une idée » est devenue le partenaire idéal pour accompagner les équipes éducatives dans la pratique du Mind Mapping à l'école. Si vous êtes chef d'un établissement scolaire (ordinaire ou spécialisé), membre d'un pouvoir organisateur ou d'un PMS, enseignant, logopède, ... n'hésitez pas à prendre contact avec l'asbl pour envisager une collaboration autour d'un projet pédagogique ou simplement essayer un atelier dans une de vos classes. Si vous êtes parents, parlez-en autour de vous, à l'école, dans l'association des parents et peut-être que votre enfant reviendra un jour à la maison avec une Mind Map réalisée en classe.

Le Mind Mapping est une nouvelle compétence qui peut être utilisée à l'école dans toutes les disciplines. Découvrez, dans ce volet, les conditions qui permettent à l'enseignant de réussir sa séquence d'apprentissage avec cette technique.Vous avez pu découvrir dans l'article précédent comment le Mind Mapping peut être développé très tôt à l'école et tout au long des études. Mais est-il possible de l'appliquer dans toutes les disciplines scolaires?

En partant du principe qu’il s'agit d’un mode d'expression qui permet de structurer et de représenter ce que nous pensons ou devons apprendre, la réponse est « oui ». Cependant, pour les enseignants qui désirent l'appliquer en classe, cela exige une certaine maîtrise de la technique mais surtout, une démarche intellectuelle profonde et une approche pédagogique adaptée.

Identifier les concepts de base
En effet, aucune discipline scolaire ne devrait être enseignée avec le Mind Mapping sans que l’enseignant ait identifié, au préalable, les concepts simples (pour ne pas dire très simples) qui seront abordés lors de la séquence didactique. Déjà assimilées ou non par l'élève, ces notions fondamentales qui seront évoquées par des mots-clés et des symboles sur la Mind Map sont à la base de la compréhension générale. Elles permettent aussi d'évaluer aisément l'exactitude des représentations mentales que se font les élèves et d'adapter l'accompagnement de chacun en conséquence. Dans une société submergée par l'information, l'élève a besoin d'être confronté à l'essentiel. C'est celui qui enseigne qui doit faire l'effort intellectuel pour s'assurer que c'est le cas.
        Structurer l'information

L'enseignant doit ensuite être capable d’imaginer une structure (du latin « struere » signifiant « assembler ») qui permettra à l'élève de tisser des liens cohérents entre ce qu'il connait déjà et ce qu’il doit apprendre. Cette étape, trop souvent négligée dans l’enseignement moderne, est fondamentale pour ériger, étendre ou corriger les « arbres » de connaissance en mémoire, gage d'une compréhension à plus long terme. Même si une Mind Map est, par définition, un schéma structuré, c'est avant tout son contenu et la façon dont il est traité et assemblé qui détermine son efficacité.

Enfin, au-delà de la structure, l'enseignant doit aussi s'assurer que les Mind Maps respectent quelques règles de construction élémentaires. Quand elle est banalisée sous la forme d'un diagramme arborescent rudimentaire, monochrome, discontinu, rectiligne, la Mind Map ne peut apporter la plus-value attendue. Elle n'est réellement efficace pour apprendre que si elle permet de mieux exploiter la mémoire, tant pour l'enregistrement des informations que pour le rappel. Ce livret, rédigé par l’Université de Namur (Département Education et Technologie), explique que mémoriser est une compétence de base (transversale). Sans elle, il n'y a pas d'apprentissage possible. Cela s'applique aussi aux Mind Maps. Dessiner des branches courbes et colorées, écrire sur les branches pour permettre d'autres connexions aux extrémités, exploiter habillement l'espace de travail, illustrer de manière cohérente les idées sont autant de règles qui facilitent la mémorisation des savoirs (et des savoir-faire) et augmentent les chances de les mobiliser correctement le moment voulu.

D'un point de vue pédagogique, il faut tenir compte de l'hétérogénéité de la classe, des besoins de l'élève, de ses difficultés, de ce qu'il sait déjà ou doit retenir, du temps disponible, du support de travail (sur papier ou numérique). Et pour réussir une séquence de Mind Mapping, il faut penser l'entièreté du déroulé à l'avance. L'objectif final, davantage lié aux compétences à développer et moins à la discipline scolaire employée, doit être très clairement identifié. C'est la condition pour pouvoir mettre en place la meilleure stratégie qui permettra d'atteindre cet objectif (plus de détails dans le prochain article).

Mettre en situation
Pour mettre les élèves en situation, l'enseignant veillera d'abord à créer des conditions affectives et cognitives propices à l'activité (préparation du matériel, mise en confiance avec le rappel des règles, encouragements, curiosité, défi, plaisir des productions précédentes, ...). Il mènera ensuite concurremment des activités d'expérimentation (faire découvrir, aider, faciliter, informer, permettre les erreurs, ...) et des activités d'objectivation (verbaliser, dégager l'essentiel, susciter les échanges, formaliser les concepts, structurer la connaissance, ...). C'est au cours de ces deux types d'activités que l'élève construit sa Mind Map, une représentation personnelle de ce qu'il a compris. Pour compléter, l'idéal est d'organiser plusieurs séances de réinvestissement au cours desquelles l'élève apprend à utiliser le référentiel qu'il a créé. Le but est de le rendre, à terme, autonome tant au niveau de la création des Mind Maps que de leur utilisation pour exécuter d'autres tâches.

Dans ces conditions et en faisant preuve d'un peu de créativité, il est possible d'adapter le Mind Mapping à toutes les disciplines scolaires. Désormais, cela ne fait plus aucun doute car les nombreux ateliers menés par Philippe Packu et l'asbl « Dessine-moi une idée » dans les écoles francophones de Belgique ont permis à des centaines d'élèves de réaliser des Mind Maps sur tous les sujets. L'association a développé, en collaboration avec les enseignants, plusieurs dizaines de séquences pédagogiques pour le français (grammaire, orthographe, poésie, conjugaison, ...), les mathématiques (grandeurs, algèbre, géométrie, ...), les sciences (chimie, biologie, physique, ...), l'histoire et la géographie et dans des disciplines plus spécifiques comme la gestion de projet ou la résolution de problèmes (enseignement supérieur).

Le mind mapping pour apprendre toutes les disciplines

Forte de cette expérience à tous les niveaux et dans tous les cycles de l'enseignement, l'asbl « Dessine-moi une idée » est devenue le partenaire idéal pour accompagner les équipes éducatives dans la pratique du Mind Mapping à l'école. Si vous êtes chef d'un établissement scolaire (ordinaire ou spécialisé), membre d'un pouvoir organisateur ou d'un PMS, enseignant, logopède, ... n'hésitez pas à prendre contact avec l'asbl pour envisager une collaboration autour d'un projet pédagogique ou simplement essayer un atelier dans une de vos classes. Si vous êtes parents, parlez-en autour de vous, à l'école, dans l'association des parents et peut-être que votre enfant reviendra un jour à la maison avec une Mind Map réalisée en classe.

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