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11 janv. 2015

Bilan de l'année 2014

Le bilan de l'asbl Dessine-moi une idée pour l'année 2014 est exceptionnel! Découvrez dans cet article un aperçu des principales activités qui ont rythmé l'année et des nombreux progrès réalisés. Le bilan de l'asbl Dessine-moi une idée pour l'année 2014 est exceptionnel! Mais cela ne veut pas dire que nous devons nous arrêter là. Le travail à fournir pour sensibiliser toute la population scolaire francophone de Belgique, en commençant par l'enseignement fondamental, est immense.

Sans les encouragements des proches, sans ces quelques enseignants qui ont accepté de se laisser convaincre, sans une poignée de directions ouvertes au changement, sans le soutien de nos membres et sans le sourire de tous ces enfants heureux d'avoir appris autrement, ce projet ne serait pas ce qu'il est.

En 2014, nous avons réalisé de grandes choses dont voici un aperçu.



Les adhérents: Plus de 40 parents, enseignants, acteurs du monde politique ou associatif, dirigeants d’établissements scolaires ou d’entreprises ont rejoint l’association. Toutes ces personnes marquent avant tout leur soutien au projet et souhaitent le voir se développer davantage. Si comme eux vous souhaitez adhérer à l'association, c'est possible en remplissant le formulaire en ligne et en vous acquittant d'une cotisation annuelle de 25€. Cette source de revenu sert essentiellement à financer les ateliers dans les classes. En retour, nous mettons à disposition de nos membres notre expertise ainsi que les ressources pédagogiques élaborées pour les différents degrés de l’enseignement. Nous offrons également une réduction de 20% sur le logiciel de Mind Mapping iMindMap, sur les formations et sur les séances de coaching individuelles.

Les apprentissages: Plus de 50 séquences d’apprentissage ont été repensées de A à Z avec les enseignants, pour être maintenant articulées autour du Mind Mapping et testées en classe avec les élèves, dans toutes les disciplines (français, math, géographie, sciences, ...). La technique mise en place dans les écoles va bien au delà de la simple organisation ou présentation de l'information sous une forme structurée. Les Mind Maps sont devenues de véritables outils de construction des savoirs et des savoir-faire, intervenant dans tout le processus d'apprentissage, en tenant compte des acquis, des choses nouvelles à apprendre et des meilleurs liens à établir entre-eux pour une fixation efficace de la connaissance à long terme.

Les formations: Plus de 100 enseignants ont été formés à la technique du Mind Mapping pour concevoir et délivrer des séquences inédites qui rendent l’élève acteur de la construction des savoirs et des savoir-faire au moyen de Mind Maps, un mode d’expression très personnel. Les témoignages des enseignants à propos de la formation "Apprendre en classe avec le Mind Mapping" sont éloquents. Les participants apprécient la structure et le côté pratique de la formation, avec des exemples très concrets issus de l'expérience vécue directement dans les classes.

La remédiation: Plus de 150 heures de remédiation ont été consacrées à soutenir une dizaine d’élèves en difficulté tout au long de l’année. Un soutien continu qui leur a permis de comprendre leur fonctionnement, d’acquérir une meilleure méthode de travail et de meilleurs résultats scolaires. Parmi eux, un jeune garçon de 12 ans sévèrement dyslexique qui nous émerveille chaque semaine par son courage et sa détermination de compenser son handicap en développant d'autres compétences comme le Mind Mapping.

Les ateliers: Plus de 600 élèves ont été sensibilisés une ou plusieurs fois aux bénéfices du Mind Mapping (essentiellement dans l’enseignement fondamental). Des dizaines d’ateliers délivrés en classe, avec la collaboration de l’enseignant, dans tous les cycles, partout en Wallonie. Ce travail de terrain nous permet d'étendre continuellement nos connaissances concernant les bénéfices du Mind Mapping lors des apprentissages et les meilleures stratégies à adopter pour mener des séquences pédagogiques efficaces. Pour en savoir plus sur l'action que nous menons, vous pouvez lire les articles du dossier "Le Mind Mapping à l'école".

Le Mind Mapping: Plus de 1000 Mind Maps ont été réalisées (à la main) par des enfants et des adolescents pour générer, analyser, organiser et mémoriser diverses connaissances. Une librairie unique qui illustre tout le potentiel de la technique pour apprendre à tout âge. Il s'agit probablement d'une des plus grande librairie de Mind Maps au monde réalisée par des élèves à l'école maternelle, primaire, secondaire et supérieure. Avec toutes ces réalisations concrètes, l'asbl Dessine-moi une idée souhaite devenir une référence dans le domaine du Mind Mapping appliqué à l'éducation et à l'enseignement. Beaucoup d'exemples sont disponibles dans notre galerie de Mind Maps.

En 2015 nous promettons d'être encore plus présent sur le terrain et de continuer à sensibiliser davantage de personnes. Pour nous y aider, merci de partager ce bilan un maximum autour de vous et de continuer à nous soutenir de diverses façons.

À très bientôt.


16 mai 2014

Le Mind Mapping à l'école (PARTIE II): apprendre dans toutes les disciplines

Le Mind Mapping est une nouvelle compétence qui peut être utilisée à l'école dans toutes les disciplines. Découvrez, dans ce volet, les conditions qui permettent à l'enseignant de réussir sa séquence d'apprentissage avec cette technique.Vous avez pu découvrir dans l'article précédent comment le Mind Mapping peut être développé très tôt à l'école et tout au long des études. Mais est-il possible de l'appliquer dans toutes les disciplines scolaires?

En partant du principe qu’il s'agit d’une démarche globale exploitant un outil bien définit pour acquérir de nouvelles aptitudes, la réponse est « oui ». Cependant, pour les enseignants qui désirent l'appliquer en classe, cela exige une certaine maîtrise de la technique mais surtout, une démarche intellectuelle profonde et une approche pédagogique adaptée.

Identifier les concepts de base
En effet, aucune discipline scolaire ne devrait être enseignée avec le Mind Mapping sans que l’enseignant ait identifié, au préalable, les concepts simples (pour ne pas dire très simples) qui seront abordés lors de la séquence didactique. Déjà assimilées ou non par l'élève, ces notions fondamentales qui seront évoquées par des mots-clés et des symboles sur la Mind Map sont à la base de la compréhension générale. Elles permettent aussi d'évaluer aisément l'exactitude des représentations mentales que se font les élèves et d'adapter l'accompagnement de chacun en conséquence. Dans une société submergée par l'information, l'élève a besoin d'être confronté à l'essentiel. C'est celui qui enseigne qui doit faire l'effort intellectuel pour s'assurer que c'est le cas.
        Structurer l'information

L'enseignant doit ensuite être capable d’imaginer une structure (du latin « struere » signifiant « assembler ») qui permettra à l'élève de tisser des liens cohérents entre ce qu'il connait déjà et ce qu’il doit apprendre. Cette étape, trop souvent négligée dans l’enseignement moderne, est fondamentale pour ériger, étendre ou corriger les « arbres » de connaissances en mémoire, gage d'une compréhension à plus long terme. Même si une Mind Map est, par définition, un schéma structuré, c'est avant tout son contenu et la façon dont il est traité et assemblé qui détermine son efficacité.

Enfin, au-delà de la structure, l'enseignant doit aussi s'assurer que les Mind Maps respectent quelques règles de construction élémentaires. Quand elle est banalisée sous la forme d'un diagramme arborescent rudimentaire, monochrome, discontinu, rectiligne, la Mind Map ne peut apporter la plus-value attendue. Elle n'est réellement efficace pour apprendre que si elle permet de mieux exploiter la mémoire, tant pour l'enregistrement des informations que pour le rappel. Ce livret, rédigé par l’Université de Namur (Département Education et Technologie), explique que mémoriser est une compétence de base (transversale). Sans elle, il n'y a pas d'apprentissage possible. Cela s'applique aussi aux Mind Maps. Dessiner des branches courbes et colorées, écrire sur les branches pour permettre d'autres connexions aux extrémités, exploiter habillement l'espace de travail, illustrer de manière cohérente les idées sont autant de règles qui facilitent la mémorisation des savoirs (et des savoir-faire) et augmentent les chances de les mobiliser correctement le moment voulu.

D'un point de vue pédagogique, il faut tenir compte de l'hétérogénéité de la classe, des besoins de l'élève, de ses difficultés, de ce qu'il sait déjà ou doit retenir, du temps disponible, du support de travail (sur papier ou numérique). Et pour réussir une séquence de Mind Mapping, il faut penser l'entièreté du déroulé à l'avance. L'objectif final, davantage lié aux compétences à développer et moins à la discipline scolaire employée, doit être très clairement identifié. C'est la condition pour pouvoir mettre en place la meilleure stratégie qui permettra d'atteindre cet objectif (plus de détails dans le prochain article).

Mettre en situation
Pour mettre les élèves en situation, l'enseignant veillera d'abord à créer des conditions affectives et cognitives propices à l'activité (préparation du matériel, mise en confiance avec le rappel des règles, encouragements, curiosité, défi, plaisir des productions précédentes, ...). Il mènera ensuite concurremment des activités d'expérimentation (faire découvrir, aider, faciliter, informer, permettre les erreurs, ...) et des activités d'objectivation (verbaliser, dégager l'essentiel, susciter les échanges, formaliser les concepts, structurer la connaissance, ...). C'est au cours de ces deux types d'activités que l'élève construit sa Mind Map, une représentation personnelle de ce qu'il a compris. Pour compléter, l'idéal est d'organiser plusieurs séances de réinvestissement au cours desquelles l'élève apprend à utiliser le référentiel qu'il a créé. Le but est de le rendre, à terme, autonome tant au niveau de la création des Mind Maps que de leur utilisation pour exécuter d'autres tâches.

Dans ces conditions et en faisant preuve d'un peu de créativité, il est possible d'adapter le Mind Mapping à toutes les disciplines scolaires. Désormais, cela ne fait plus aucun doute car les nombreux ateliers menés par Philippe Packu et l'asbl « Dessine-moi une idée » dans les écoles francophones de Belgique ont permis à des centaines d'élèves de réaliser des Mind Maps sur tous les sujets. L'association a développé, en collaboration avec les enseignants, plusieurs dizaines de séquences pédagogiques pour le français (grammaire, orthographe, poésie, conjugaison, ...), les mathématiques (grandeurs, algèbre, géométrie, ...), les sciences (chimie, biologie, physique, ...), l'histoire et la géographie et dans des disciplines plus spécifiques comme la gestion de projet ou la résolution de problèmes (enseignement supérieur).

Le mind mapping pour apprendre toutes les disciplines

Forte de cette expérience à tous les niveaux et dans tous les cycles de l'enseignement, l'asbl « Dessine-moi une idée » est devenue le partenaire idéal pour accompagner les équipes éducatives dans la pratique du Mind Mapping à l'école. Si vous êtes chef d'un établissement scolaire (ordinaire ou spécialisé), membre d'un pouvoir organisateur ou d'un PMS, enseignant, logopède, ... n'hésitez pas à prendre contact avec l'asbl pour envisager une collaboration autour d'un projet pédagogique ou simplement essayer un atelier dans une de vos classes. Si vous êtes parents, parlez-en autour de vous, à l'école, dans l'association des parents et peut-être que votre enfant reviendra un jour à la maison avec une Mind Map réalisée en classe.


7 mai 2014

Le Mind Mapping à l'école (PARTIE I): apprendre à tout âge

Le Mind Mapping est une nouvelle compétence qui peut être enseignée à l'école, dès le plus jeune âge. Dès que l'élève maîtrise l'outil et la technique, il devient plus actif et plus autonome lors des séquences d'apprentissage. Il comprend et mémorise mieux les concepts.
Quelles sont les aptitudes fondamentales qui permettent d’apprendre à l’école comme dans la vie? En fait, dès le plus jeune âge et pendant toute la scolarité, nous apprenons à écouter, à parler, à lire, à écrire et à calculer. C’est à l'aide du langage, au sens large, et d'autres compétences de base que nous pouvons accéder aux autres disciplines comme l’histoire, la géographie, les sciences ou les mathématiques. C'est à l'aide de ces compétences que nous développons notre personne, nos savoirs et savoir-faire.

Mais il existe un technique particulière, bien différente et pourtant tout aussi pertinente qui permet d'organiser et de fixer les connaissances à tout âge : le Mind Mapping. Les compétences de bases qui nous permettent de recueillir l’information, de la mémoriser, de la traiter et de la communiquer n’ont pas vraiment changé depuis des siècles. Il est donc fort peu probable que l’on accepte aisément de considérer le Mind Mapping au même titre que la lecture ou le calcul. Pourtant, dans le second volet du dossier, vous pouvez découvrir comment la technique s'adapte à toutes les compétences disciplinaires du programme scolaire (le Mind Mapping à l'école - PARTIE II: apprendre dans toutes les disciplines).

Représenter ce que nous pensons sous une forme simple et structurée, avec quelques mots, quelques dessins, des liens et des couleurs, c’est possible et cela peut devenir très vite un moyen supplémentaire pour apprendre davantage, différemment. Cette nouvelle compétence permet de mieux exploiter notre mémoire et donc d’améliorer notre fonctionnement cognitif en général (imaginer, représenter, classifier, comparer, évaluer, ...). Dès la maternelle, en passant par l’école primaire jusqu’aux études secondaires et supérieures, le Mind Mapping accompagnera l’apprenant dans ses démarches intellectuelles, en fonction des besoins et du contexte. Même dans sa vie quotidienne ou professionnelle, maîtriser cet outil sera un avantage non négligeable pour penser et agir efficacement.
Mind Mapping à tout âge
Ce constat est basé sur des expériences concrètes menées par Philippe Packu et l’asbl « Dessine-moi une idée » depuis 2013 dans les écoles francophones de Belgique. Les nombreuses Mind Maps réalisées en classe par les élèves de tous les cycles renforcent l’idée qu’il est possible d’introduire très tôt et graduellement, un nouveau mode d’expression au service de l’apprentissage.


Mind Mapping à l'école maternelle
A l’école maternelle, les élèves ne dessinent pas vraiment des Mind Maps mais ils sont déjà capables d’assimiler ce nouvel état d'esprit et les quelques règles élémentaires du Mind Mapping. Ils peuvent ainsi comprendre, à l’aide d’une comptine par exemple, le principe du schéma radial (partir du centre et diverger tout autour). Ils peuvent cheminer le long des branches et des sous-branches en les identifiant par des couleurs et des formes spécifiques. Ils peuvent réaliser des associations logiques entre l’idée centrale, les idées principales et les idées secondaires à l’aide de collages. Lorsqu'elle est bien pensée et menée, cette activité convient à tout type d'apprenant car elle fait appel aux différents canaux de perceptions (visuel, auditif et kinesthésique). La production finale (Mind Map), quant à elle, est essentiellement un support visuel.  


Mind Mapping à l'école primaire
A l’école primaire, les élèves vont progressivement construire eux-mêmes les Mind Maps. En fonction de leur maturité et des autres compétences déjà acquises (écriture, gestion de l’espace, liens logiques, ...), ils complètent et illustrent d’abord des schémas prédéfinis mais deviennent très rapidement capables de produire des Mind Maps seul. Ils découvrent également comment fonctionne la mémoire et pourquoi le Mind Mapping les aide à mieux raisonner et enregistrer l’information. Ils apprennent et appliquent quelques règles comme écrire des mots-clés sur les branches, connecter les nouvelles branches aux extrémités des précédentes, ajouter des pictogrammes pertinents. A ce niveau, l’élève apprend selon une structure et une séquence imaginée par l’enseignant qui vise un objectif pédagogique précis. Il peut cependant s’exprimer avec un certain degré de liberté et selon ses affinités.


Mind Mapping à l'école secondaire
Dans l’enseignement secondaire, les élèves doivent surtout développer une méthode de travail et acquérir une certaine autonomie pour étudier. Ceux qui ont la chance de maitriser le Mind Mapping peuvent s’en servir immédiatement pour créer des synthèses et réviser efficacement. Pour les autres, il est possible d’imaginer le même type d’atelier que dans les classes des écoles primaires et ainsi rapidement offrir un nouvel outil pour apprendre. A ce niveau, la principale difficulté de l’élève réside dans sa capacité à structurer l’information, à distinguer ce qui est important des détails et à organiser le tout intelligemment. En effet, le contenu pédagogique est livré en classe sous différentes formes, à différents moments, sans être nécessairement structuré ou lié. Il s’agit de longs textes provenant de manuels scolaires, des informations recueillies sur internet, des vidéos ou simplement le discours du professeur. Sans une organisation élémentaire et claire des concepts abordés dans ces contenus, la compréhension et la mémorisation sont souvent difficiles. En apprenant le Mind Mapping et en s’exerçant à restructurer la connaissance sous la forme de Mind Maps, les élèves du secondaire découvrent et exploitent un outil qui les aide à étudier seul avec méthode.


Mind Mapping à l'école supérieure
Dans l’enseignement supérieur, le Mind Mapping sert essentiellement à apporter aux étudiants un outil supplémentaire pour mieux réfléchir et agir. Face aux nombreux défis qui se présenteront à eux dans leur carrière professionnelle, tous ne seront pas capables de surmonter les difficultés ou s’adapter aux situations inédites. Ceux qui y parviendront seront ceux qui exploiteront mieux leur potentiel (mental et physique) et qui utiliseront habilement les outils acquis au cours de leur cursus. Les étudiants des hautes écoles ou des universités qui apprennent à élaborer des Mind Maps dans le but de soutenir une démarche intellectuelle très précise (structurer, analyser, planifier, solutionner, décider, présenter, ...) bénéficient, à terme, d’un atout considérable pour se démarquer ou économiser un temps précieux dans l’exercice de leur métier.


Le Mind Mapping est donc bien une nouvelle compétence à acquérir par les élèves. Le projet de l’asbl « Dessine-moi une idée » vise à accompagner les établissements scolaires et les équipes éducatives qui souhaitent offrir cet outil supplémentaire à leurs élèves pour faciliter les apprentissages. Cette aptitude à structurer et à représenter la connaissance de manière innovante doit être enseignée correctement, étape par étape, à l’aide d’une démarche cohérente et adaptée au niveau des élèves.

Les nombreux ateliers déjà réalisés dans les écoles et les nombreuses collaborations avec les enseignants de tous les degrés et tous les cycles ont permis à l’association d’acquérir une expertise unique dans le domaine. Si vous êtes chef d’un établissement scolaire, membre d’un pouvoir organisateur ou enseignant, n’hésitez pas à prendre contact avec l’asbl pour envisager une collaboration autour d’un projet pédagogique ou simplement essayer un atelier dans une de vos classes. Si vous êtes parents, parlez-en autour de vous, à l’école, dans l’association des parents et peut-être que votre enfant reviendra un jour à la maison avec une Mind Map réalisée en classe.




28 mars 2013

Carte mentale et monde réel. Où est la frontière?

Découvrez une carte unique et originale, remplie d'émotions et d'histoires, réalisée avec des objets réels pour vous raconter la conférence Biggerplate Unplugged à ParisClick here to view the English version of the post
Après plusieurs mois d'inactivité sur le blog pour me consacrer à la création d’une association, je profite d’une belle expérience, à savoir ma participation en tant qu'expert à la conférence « Biggerplate Unplugged Paris », pour vous écrire de nouveau.

Il y a une dizaine de mois, Jean-Pascal COTE (emapsfree.fr), avec qui je dialogue régulièrement au sujet des cartes mentales, m'avait informé de la future tenue, en France, d'un évènement concernant le mind mapping et qu'il comptait sur ma présence.

C'est ainsi que l’équipe de Biggerplate emmenée par Liam HUGHES et divers collaborateurs français mobilisés autour de Frédéric VEVE ont réuni en ce 21 mars 2013, jour du printemps, près de septante personnes au « Laboratoire de l’édition » pour une après-midi entièrement consacrée au mind mapping. Parmi eux, des utilisateurs de logiciels, des développeurs, des éditeurs, des blogueurs ainsi que des formateurs venus dialoguer avec les professionnels et explorer les nouvelles tendances en ce domaine.

Invité en tant qu'expert à répondre aux questions des participants, j’ai pu officiellement et publiquement annoncer la création de l'association à but non lucratif « Dessine-moi une idée asbl», en exposer l’objectif, informer du soutien de Tony BUZAN et de l'équipe ThinkBuzan et évoquer les raisons qui m’ont poussé à lancer ce projet socio-éducatif. Je consacrerai un billet à cette association tout prochainement.

La journée fut mémorable, teintée de souvenirs divers que j’ai souhaité immortaliser à l'aide d'une mind map originale. Cette fois, ni papiers ni logiciel (ou presque) mais des objets réels, placés à même le sol, remémorant l’évènement.

Biggerplate Unplugged Paris - Mind map avec des objets réels
Version haute résolution disponible ici
Je démontre ici que la mind map est bien plus qu'un schéma radial hiérarchique, il s'agit d’un véritable état d'esprit. Mon plaisir est de construire et de communiquer avec cet outil. Il m'aide à partager mes émotions et en susciter d’autres dans l’audience. Qu'en pensez-vous?

Comme je le dis souvent, l’important dans le mind mapping, ce n'est pas le document final mais le cheminement. Imaginez-vous à ma place en train de rassembler les différents objets qui évoquent ou ont fait de cette conférence, un souvenir agréable. Laissez-moi vous emmener et parcourons ensemble cette journée.

Lorsque j'installe cette très jolie chemise de « Woo4men », encore froissée, cela me rappelle toute son histoire avec son créateur et les nombreux moments de rigolades qu'elle a provoqués tout au long de la journée. Celle de mon ami Matthieu COTTARD était presqu'aussi belle.

Ensuite, quand je dépose ces billets de train et de métro, je me souviens du stress permanent de rater un départ. Mais au final, le parcours était bien préparé et les horaires bien agencés. J'ai terminé mon itinéraire à pied, sous le soleil, dans les charmantes rues du 5ème arrondissement.

En réalisant cette maquette de la salle de conférence, je me rappelle bien sûr de l'endroit, parfaitement aménagé pour la circonstance, mais aussi de la présentation du « Labo de l’édition », un lieu neutre et ouvert dédié aux professionnels de l'édition, incluant un espace de co-working, ayant pour objectif de soutenir les jeunes structures innovantes.

Lorsque je dépose mes notes, je repense aux différentes réunions avec Frédéric et Jean-Pascal pour la préparation de nos interventions. Je me revois en train de réaliser la carte mentale dans le train Thalys et un petit garçon qui me regardait avec envie. Je lui dit : « Tiens mon petit, une feuille et quelques marqueurs pour que toi aussi tu puisses exprimer ta créativité ». La maman était heureuse et les contrôleurs se moquaient de nos dessins respectifs qui n'avaient pas beaucoup de sens à leurs yeux. Je repense aussi à ma présentation de l'association « Dessine-moi une idée asbl » et mon ambition d'aider les enfants à mieux apprendre grâce au mind mapping à l'école. Je n'ai d’ailleurs pas pu cacher mon émotion.

En ajoutant la farde de Biggerplate, je repense à Liam, à sa bonne humeur et à son intervention dans un français impeccable, à son frère qui adorait ma chemise, aux nombreuses photos qu'il a prises et qui nous permettent de revivre l’ambiance de la journée, et bien évidemment à sa plateforme de partage de mind maps unique en son genre. Je le félicite pour sa capacité à fédérer de cette manière les acteurs du domaine.

Lorsque je relis le programme, je ne peux m'empêcher de revoir Frédéric VÈVE (communiquons) sur sa chaise officiant en quelque sorte de Monsieur « Loyal ». Son rôle a été prépondérant dans le succès de l'évènement; à la fois animateur, facilitateur mais aussi régulateur, il a réussi à tenir parfaitement un planning que je croyais utopiste tout en assurant une continuité dans les débats. C'est un grand professionnel de la communication.

Avec les photos des intervenants (trois sessions prévues), je me souviens des mind maps qu'ils nous ont présentées, les questions qu’elles ont suscitées et tous les autres témoignages qui sont venus enrichir les discussions. Patrick NEVEU (Signos) nous a expliqué les difficultés rencontrées pour vulgariser l’usage du mind mapping dans les entreprises. Il nous a éclairé sur les démarches qui, avec l'expérience, semblent mieux fonctionner avec ses clients. Jean-Pascal COTE nous a présenté une ébauche d’un modèle de maturité du mind mapping pour un usage individuel et collectif. Il a le mérite de lancer le débat autour des problèmes de communication et de compétence entre les acteurs du domaine. Enfin, Jérôme DARD & Lionel MASSON (CARTES sur TABLES) ont introduit avec bonne humeur et réalisme, la session consacrée aux éditeurs de logiciel. MindJet, MindMeister et Matchware, autant de solutions et d’avancées technologiques avec des marchés et des visions du mind mapping bien différentes et parfois même bien arrêtées. iMindMap n'était pas représenté mais Chris Griffiths et son équipe étaient présents lors de l'édition anglo-saxonne.

En parcourant les cartes de visites récoltées auprès de mes pairs, je repense à tous ces gens que j'ai enfin rencontrés en personne alors que nous échangions déjà nos points de vue sur les médias sociaux. Je me souviens des personnes comme Julie CUMMINGS-DEBROT qui m'ont encouragé pour l’association, des personnes telles que Sébastien MARTINEZ qui suivent mon évolution par l'intermédiaire du blog et des professionnels comme Denys LEVASSORT (mind-mapping-decision) qui souhaitent collaborer avec moi à l'avenir. Je n'oublierai pas la rencontre avec Pascal BERNARDON (www.human-connect.com) qui plaide pour une collaboration plus formelle tout au long de l'année et celle avec mes collègues belges Marco BERTOLINI (Formation 3.0) et Fabienne DE BROECK (Optimind) qui avaient fait le déplacement.

Et « last but not least », nous nous sommes tous retrouvés autour d’un verre dans cette très belle brasserie de la place Contrescarpe, qui porte le même nom. Un dernier moment de partage dans la bonne humeur, avant de reprendre le train de nuit.



Vous comprendrez ainsi combien une carte mentale, quelle qu'elle soit, peut exprimer bien plus qu'une information structurée. Celle-ci raconte une histoire et grave à tout jamais le souvenir de mon passage à Paris.

Gardez l'esprit ouvert.
Soyez créatif.
A bientôt.



27 sept. 2012

Une nouvelle équipe autour du mind mapping

Un groupe d'enfants va découvrir et tester le mind mapping durant une année scolaire complète. Vous avez la possibilité de suivre leur évolution au travers des diverses expériences et réalisations. Le mois de septembre était l'occasion de lancer l'initiative avec un atelier découverte.
Après une petite pause bien méritée et un changement radical sur le plan professionnel, je vous reviens en pleine forme avec encore plus d'idées pour cette année académique 2012/2013. Je vous promets beaucoup de créativité, d'efficacité et surtout du plaisir.

La grande nouveauté de cette année est la mise en place d'une équipe de jeunes prête à assimiler et à appliquer la technique du mind mapping dans le cadre scolaire. Chacun des participants, avec le soutien des parents, a accepté d'être suivi tout au long de cette année. Mon objectif est d'analyser leur intérêt pour les cartes mentales, l'évolution de la relation qu'ils entretiendront avec l'école et leurs devoirs ainsi que l'impact éventuel sur leurs résultats.

 Ateliers formation mind mapping dans les écolesCes garçons et ces filles fréquentent diverses écoles francophones de la province de Liège (Belgique). Ils sont âgés de 6 à 13 ans et font désormais partie de ce je que j'ai appelé modestement "The Mind Mapping Team (TMMT)". Cette équipe dynamique vous dévoilera, au travers des différentes leçons du programme scolaire, comment il est possible d'apprendre mieux et plus rapidement grâce aux mind maps , une manière plutôt originale de représenter l'information et de gérer la connaissance.

Afin de faire découvrir les joies et les particularités du mind mapping, j'ai organisé en ce début septembre un « atelier découverte ». Au programme, une approche ludique sur les performances exceptionnelles de notre cerveau et l'importance de nos cinq sens. Ensuite, nous avons parcouru les quelques règles élémentaires favorisant l'efficacité des cartes mentales (position de la feuille, idée centrale, branches et sous-branches courbes, mots-clés, couleurs, images, ...). Ce fut aussi l'occasion d'esquisser les premières cartes sans contenu, afin de domestiquer cette « fleur » de l’esprit. Enfin, chaque participant a réalisé sa première carte personnelle, l’objectif que je m’étais fixé.


The Mind Mapping Team (TMMT) - Atelier découverte
Je dois avouer qu'ils m'ont bluffé dès les premiers coups de crayons. Mise à part l'appréhension pour certains de ne pas dessiner suffisamment bien, tous semblaient avoir compris le principe. Pour leur toute première carte, j'ai proposé de partir d'une notion de base à choisir parmi "l'eau", "la nature" ou "les couleurs". Le but était ensuite de placer sur les branches principales les mots et les idées qui leur venaient à l'esprit et de développer quelque peu chacune d'entre elles. Comme vous pouvez le découvrir sur la galerie ci-dessous, le résultat est plutôt encourageant.

Alexis - 11 ans - mind map sur la nature

Baptiste - 9 ans - mind map sur les couleurs

Corentin - 6 ans - mind map sur l'eau

Manon - 13 ans - mind map sur l'eau

Robin - 13 ans - mind map sur les couleurs


Dès à présent, je partagerai avec vous sur ce blog les diverses expériences vécues par les membres de l’équipe (et par d’autres enfants à l’occasion) dans des contextes qui leur seront propres. 



Que ce soit pour apprendre une poésie, préparer une élocution, organiser une activité de groupe, comprendre la géométrie, retenir la géographie, rechercher des idées pour un spectacle et bien d’autres activités encore, nous découvrirons ensemble comment le mind mapping apporte à terme plus d’efficacité et de plaisir dans la préparation et l’exécution des tâches.

A bientôt pour de nouvelles aventures créatives.


7 juin 2011

Des cartes mentales à tout âge

Découvrez dans cet article combien il est aisé pour de jeunes enfants et utile pour une adolescente de 15 ans de réaliser leur première carte mentale. Le résultat est surprenant! C’est incroyable ce qu’il se passe à la maison. Créer des cartes mentales est devenu en quelque sorte une activité plaisante mais aussi utile pour chacun d’entre nous. J’ai probablement été un peu exaspérant ces dernières semaines à propos du sujet mais il semble que le jeu en valait la chandelle. Mes deux fils se sont soudainement mis à dessiner des mind maps sans que je ne leur demande. Le plus jeune qui aura bientôt 5 ans, a créé sa première carte la semaine passée en utilisant comme idée principale la famille. Sans aucunes explications ni recommandations, il a placé la feuille en mode portrait et il a commencé son dessin au centre de celle-ci. Ensuite, il a ajouté quelques branches principales sur lesquelles il a ajouté ce qu’il dessine le mieux : des personnages fantasmagoriques représentant les différents membres de la famille.



Il y a quelques jours, l’aîné de mes fils (7 ans et demi) décide de réaliser lui aussi un mind map en attendant d’être servi au restaurant. Il a employé comme idée centrale l’école et les activités principales qu’il y apprend. Après lui avoir expliqué quelques règles fondamentales à respecter, il s’est mis à dessiner une très belle carte, facile à lire par sa structure et son utilisation de l’espace.


Mais ma plus grande fierté du week-end concerne ma nièce et le fantastique travail de mind mapping qu’elle a réalisé pour la première fois à mes cotés. Aglaé, 15 ans, n’aime pas beaucoup l’école. Elle est en danger (difficulté scolaire) et pourrait ne pas réussir son année scolaire sans fournir un effort considérable. Cela semble impossible au vu du rapport qu’elle entretient avec ce système d’éducation qui ne fait pas de cadeau. Connaissant son affinité pour le dessin et les couleurs, j’ai décidé de lui enseigner la technique qui lui permettra de réaliser des cartes mentales. Elle sélectionne une leçon de grammaire française assez importante (programme de deuxième année secondaire en Belgique). Elle fait d’abord plusieurs exercices pour se familiariser avec les règles mais aussi parce qu’elle veut mieux maîtriser l’utilisation de l’espace et les courbes. Tout en me réexpliquant le contenu de sa leçon, elle commence à dessiner sur une feuille au format A4. Je vois immédiatement qu’elle sera vite limitée dans sa créativité par le peu d’espace offert et je lui propose d’utiliser au final une feuille au format A3. Après deux heures de travail collaboratif, elle termine son premier mind map dont elle peut être fière (et moi aussi).


Je n’aurais jamais imaginé qu’une ado opposée à l’idée d’étudier allait prendre autant de plaisir à parcourir sa leçon pour réaliser une carte mentale d’une telle qualité en si peu de temps. J’en profite aussi pour réaliser d’autres cartes avec elle sur les temps en anglais et les théorèmes en mathématiques. Je peux vraiment lire sur son visage le plaisir qu’elle prend à dessiner ; mais le plus important pour moi c’est cette concentration qu’elle utilise concernant les sujets abordés et qui indéniablement la fait réviser.


J’en profite également pour lui montrer le logiciel iMindMap pour qu’elle puisse en installer la version gratuite sur son PC une fois de retour chez elle. J’espère qu’elle continuera à dessiner des mind maps aussi bien sur papier, que sur l’ordinateur. Je suivrai bien sûr son travail et l’assisterai dans son parcours scolaire qui comportera encore plusieurs milliers d’heures de cours.